Food Systems Summit

Le Secrétaire général des Nations Unies a invité les chefs d’État au Sommet sur les systèmes alimentaires (ci-après « le Sommet »), qui s’est déroulé dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les systèmes alimentaires actuels contribuent substantiellement aux grands défis comme le changement climatique, la perte de la biodiversité ou encore la malnutrition. Leur transformation durable est une partie intégrante de la réponse aux défis et contribue à ce que l’Agenda 2030 pour le développement durable soit achevée. Plus de 150 États membres ont présenté leurs feuilles de route en vue de la transformation des systèmes alimentaires internes, ainsi que leurs engagements envers des coalitions internationales et initiatives multipartites qui se sont formées dans le contexte du Sommet. Tandis que le Sommet était le moment fort d’un processus de préparation très large et inclusif qui s’est déroulé le long d’une année et demie, il marquait juste le point initial des travaux de suivi qui visent à une transformation des systèmes alimentaires d’ici à 2030 partout dans le monde.

Dans sa déclaration, le Président de la Confédération Guy Parmelin a évoqué le lien étroit entre la transformation des systèmes alimentaires et la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Dans ce contexte, il a présenté la Stratégie pour le développement durable 2030 (SDD 2030) du Conseil fédéral en tant que pièce centrale de la feuille de route de la Suisse en vue de la transformation des systèmes alimentaires. En plus, il a annoncé la participation de la Suisse dans les coalitions d’action portant sur l’agroécologie et sur l’alimentation saine et durable. Enfin, le Président de la Confédération a souligné l’engagement de la Suisse en faveur des droits humains et des formes de gouvernance participatives. Il a mis en avant le rôle important de la jeunesse.

Le Sommet s’est déroulé dans un esprit positif de collaboration et d’inclusion de tous les acteurs, malgré les diverses critiques exprimées au préalable, entre autres de la part de certains groupements de la société civile et de la recherche. La grande majorité des Etats membres de l’ONU se sont publiquement engagés en vue d’une transformation vers des systèmes alimentaires plus durables d’ici à 2030. Les États-Unis ont annoncé des investissements de 10 milliards de dollars à cette fin – la moitié à l’intérieur du pays et l’autre moitié à l’étranger. L’Union Européenne a présenté sa stratégie « De la ferme à la fourchette » comportant 27 actions avec des objectifs pour 2030, et appelé à ce que la nourriture durable devienne le nouveau standard global. La Chine, de sa part, prône une approche qui vise à augmenter la productivité par des avances technologiques et la promotion du libre commerce. a mis l’accent sur la sécurité alimentaire. En général, deux camps d’opinions sont réémergés en ce qui concerne le commerce international : d’un côté les grands pays exportateurs pour qui le commerce prime sur la transformation durable, et de l’autre côté ceux pour qui le commerce doit être un outil pour le développement durable des systèmes alimentaires, comme s’est prévu dans l’article 104a de notre Constitution fédérale. A noter le discours de la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce qui a plaidé dans le sens du deuxième group.


Pour soutenir le suivi du Sommet, le Secrétaire général des Nations Unies a annoncé la création d’un centre de coordination codirigé par les agences onusiennes basées à Rome, en collaboration avec d’autres agences onusiennes et des partenaires non-gouvernementaux, tout en se basant sur des structures existantes. Ce centre soutiendra la mise en œuvre des feuilles de routes nationales, et assurera la collaboration avec le Comité de la sécurité alimentaire mondiale et d’autres processus intergouvernementaux. Le Secrétaire général va soumettre des rapports annuels sur les progrès accomplis dans le suivi du Sommet, et il convoquera une réunion mondiale de bilan tous les deux ans pour examiner les contributions de ce processus à la réalisation de l’Agenda 2030.

Du point de vue de la Suisse, le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires peut être considéré un succès. Entre autres à travers son rôle de chef de file dans des initiatives telles que le Programme sur les systèmes alimentaires durables du « One Planet Network » des Nations Unies, l’Office fédéral de l’agriculture promeut une approche holistique vers des systèmes alimentaires plus durables déjà depuis une dizaine d’années au niveau international. Ces efforts ont porté leurs fruits, et le besoin d’une transformation est maintenant globalement reconnu. L’OFAG va continuer à s’engager pour des systèmes alimentaires durables, entre autres à travers le One Planet Network et dans la coalition portant sur l’agroécologie, ainsi qu’à travers la mise en œuvre de la SDD 2030.

Dernière modification 24.09.2021

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