Mouche orientale des fruits
La mouche orientale des fruits (Bacterocera dorsalis) fait partie des organismes de quarantaine prioritaires pouvant causer des dégâts considérables en milieu tropicale. Cet insecte se nourrit de plus de 450 espèces végétales dont des plantes cultivées en Suisse comme les poivrons, tomates ou aubergines.

Fiche d'information

Nom vernaculaire: Mouche orientale des fruits
Type: Insecte
Classification: Organisme de quarantaine prioritaire (signalement et lutte obligatoires)
Présence en Suisse: Non
Nombres de plantes hôtes: > 450 espèces végétales appartenant à plus de 80 familles. Principalement sur mangues, guava, cafféiers, cucurbitacées et solanacées
Plus d'informations sur EPPO Global Database.
Identification
Aspect de cet organisme nuisible
- L’adulte mesure env. 8 mm et ses ailes transparentes 7.3 mm.
- La couleur du corps peut varier d’une population à l’autre, mais des marques jaunes et brun foncé à noires sont toujours clairement visibles sur le thorax (région corporelle centrale de l’insecte).
- Présence de deux bandes horizontales noires sur l’abdomen et d’une bande longitudinale s’étendant de la base du troisième segment à l’apex.
- Les larves de B. dorsalis, longues d’env. 10 mm, sont de couleur blanc crème.

Risque de confusion
La morphologie des individus adultes de différentes populations de Bactrocera dorsalis pouvant varier considérablement, l’identification est compliquée et ne peut être effectuée de manière fiable que par des taxonomistes spécialisés (spécialistes en classification et identification scientifique des espèces) ou au moyen de diagnostics génétiques moléculaires.
Plantes hôtes et aspect des végétaux infestés
Le spectre de plantes hôtes de Bactrocera dorsalis est très large et comprend plus de 450 espèces végétales, parmi lesquelles des plantes cultivées en Suisse, telles que l’aubergine, le poivron et la tomate en cultures maraîchères, ou encore la pomme, la poire et la prune dans les vergers. En Europe, des annonces sont répértorieées dans le bassin méditerranéen proches des lieux d’importations de fruits tropicaux ou dans des vergers de pêches ou oranges.
Les pertes peuvent être grandes sur les mangues, les goyaves ou les agrumes. En général, la femelle adulte pond ses œufs sous la peau des fruits. Les larves vont se nourrir le chair de ces derniers, les rendant impropres à la consommation et à la commercialisation. Souvent, des symptômes de pourriture interne accompagne une infestation du fruit par une larve.

Diffusion
Modes de propagation
Le transport de fruits et légumes contaminés représente le principal risque d’introduction en Europe de la mouche orientale des fruits en provenance de zones infestées, car le développement des larves et des œufs dans les fruits est très difficile à détecter.
Il est estimé que Bactrocera dorsalis se déplace naturellement sur quelques kilomètres. Bien que des individus marqués ont été observés à 40 km de leur lieu de relâche, il semblerait qu’un déplacement annuel de 2 km en soit la norme.
Propagation en Suisse
La mouche orientale des fruits est un organisme originaire des régions tropicales d’Asie. En Europe, la mouche a été intercpetée plusieurs fois à proximité de lieux d’importations de fruits et légumes. En France, la mouche a été observée dans un verger de pêchers. En Italie, plusieurs régions abritentent des vergers où des captures ont été recensées depuis 2023. En Suisse, il est estimé que la mouche oritentale du fruit ne peut survire aux hivers helvétiques. Cependant, il n’est pas connu si cette mouche pourrait passer l’hiver dans les serres chauffées.
Prévention et contrôle
Afin d’éviter une introduction par le biais du commerce des produits végétaux, les plantes hôtes potentielles, comme les mangues, sont contrôlées de manière aléatoire dans l’Union européenne et en Suisse, dans le cadre des contrôles à l’importation en provenance de pays hors UE. En outre, certains fruits provenant de zones infestées sont soumis à un traitement phytosanitaire par la chaleur ou le froid afin de minimiser le risque de propagation de Bactrocera dorsalis.
En 2025, la surveillance du territoire a été effectuée dans 16 lieux répartis dans neuf cantons. Aucune infestation par la mouche orientale des fruits n'a été constatée. La surveillance se concentre dans les locaux des entreprises de commerce de fruits et légumes importés. Au Tessin, une surveillance additionnelle est effectuée en plein air proche de zones d’importation de fruits et légumes.

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